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J’ai accepté mon infertilité

Vécu et parcours d'une femme infertile

Résigner, c’est une manière de se soumettre, mais accepter ce qui ne peut être changé.
Accepter les épreuves de la vie ce n’est pas se résigner  cette souffrance, au malheur, mais accueillir ces états comme faisant partie de notre existence. Accepter est une libération. On se sent libéré, apaisé, une véritable bouffé d’oxygène. La sérénité…

Accepter n’est pas se résigner

L’infertilité a été difficile à accepter et surtout de prendre conscience que je n’étais pas responsable de celle-ci. J’ai culpabilisé durant 10 ans, c’est énorme quand j’y pense… Il y a eu des moments douloureux (fausses couches, diagnostic OPK, stimulation qui ne fonctionne pas…) comme des moments de bonheur  avec l’annonce de la grossesse des jumelles et l’annonce de l’accord d’adoption pour notre Romi.

J’ai fait un travail sur moi durant quelques années afin d’accepter mon corps et son mode fonctionnement, accepter que cela ne fût pas de ma faute. 

Il m’arrive encore parfois, de douter et de me dire que cela fait maintenant plus de 7 ans que je ne prends aucun moyen de contraception et qu’aucune grossesse à terme est arrivée après celle des jumelles. Alors je les regarde, et mon espoir éclore de nouveau. Mon corps me le rappelle à chaque instant qu’il ne se régule pas comme il se doit, qu’il est parfois un peu capricieux et que mes ovaires sont en mode repos, mais je l’accepte maintenant, car je me dis que mon destin n’est pas du hasard et qu’il y a toujours un bien derrière chaque épreuve.

Au-delà de cette acceptation de l’ordre du physique, je suis passée aussi par l’acceptation, que je ne pouvais pas avoir le contrôle. On pense souvent qu’il suffit d’arrêter la contraception, avoir des rapports réguliers et puis pouf ! On tombe enceinte, alors oui parfois cela fonctionne ainsi, mais c’est loin d’être le cas pour beaucoup de femmes. C’est cette perte de contrôle, se sentir impuissant et la société dans laquelle on vit aujourd’hui qui vient enfoncer le clou ! Comme si la femme n’avait de valeur que par ça capacité à avoir des enfants. Il s’ajoute à cela nos expériences difficiles au cours de notre vie.

J’ai mis en place différentes causes pour arriver à cette acceptation, j’ai suivi pendant de nombreux mois une psychothérapie, j’ai pu compter sur le soutien de mon mari de mes amies proches, la foi en mon créateur et puis la lecture m’a beaucoup aidé aussi. C’est un véritable travail sur soi, mais qu’est ce que c’est bon !

Aujourd’hui, j’ai envie de te dire que tu es capable par ta force de pouvoir apprivoiser tes inquiétudes et tes angoisses, de ne plus te sentir coupable, et d’être fière de la femme que tu es aujourd’hui ! Il est normal de douter, d’avoir cette impression que jamais tu porteras la vie, que cela ne fonctionnera pas du premier coup… Mais ne laisse pas ces doutes, ces pensées t’envahir et venir noircir ta vie. Car tu es une femme avant tout, une épouse également, tu ne dois pas t’oublier, ne laisse pas ces peurs contrôler ta vie ! 

La vie ne nous dit pas quand l’on tombera enceinte, c’est peut-être dans 6 mois, dans 1 an ou dans 3 ans, alors, ne laisse pas ces mois, ces années en mode pause comme si tu t’étais arrêté de vivre, non-surtout pas, il faut que tu vives, que tu accomplisses tes projets, que tu profites de chaque jour ou la vie t’offre la possibilité de vivre encore et encore. 

Je ne dis pas de ne pas craquer, mais juste de canaliser, apprivoiser tes souffrances, tes angoisses, tes peurs, tes peines afin qu’elles prennent le moins de place possible dans ta vie et laisser le soleil briller. 

Stop, à la honte, ne culpabilise pas, soit fière de cette femme que tu es, si forte face a cette épreuve. Ne jamais perdre espoir, la vie réserve de belle chose qui arriveront au bon moment, j’en suis sûr.

Ne t’arrête pas de vivre surtout !

 

« Accepte-toi toi-même d’abord, accepte tout ce que ton être comporte, ses richesses et ses pauvretés ; accepte d’agir tel que tu es : accepte ton lot. »
Gustave Desbuquois

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